Chine proteste contre l'interdiction américaine de DeepSeek tout en bloquant les IA étrangères
En bref
- Les États-Unis interdisent DeepSeek dans leurs systèmes gouvernementaux pour des raisons de sécurité nationale.
- La Chine bloque ChatGPT, Claude et Gemini sur son territoire et impose des directives politiques strictes aux services d'IA.
- Pékin prépare des contrôles à l'export sur les technologies d'IA, en réponse aux restrictions américaines.
Le département de la Sécurité intérieure américain a interdit l'utilisation de DeepSeek et des modèles open source basés sur ses outils dans les systèmes gouvernementaux fédéraux. Washington justifie cette mesure par des risques d'accès à des données sensibles par Pékin.
La Chine a réagi vivement, dénonçant une discrimination et exigeant le retrait de la mesure. Le ministère chinois des Affaires étrangères critique l'élargissement du concept de sécurité nationale, tandis que le ministère du Commerce menace de contre-mesures. Pourtant, la Chine applique des restrictions bien plus strictes sur son territoire : ChatGPT, Claude et Gemini y sont bloqués depuis 2023, et les services d'IA doivent respecter des directives politiques strictes.
Cette opposition entre les deux pays illustre une escalade des tensions technologiques. Les États-Unis s'appuient sur des lois comme celle de 2017 en Chine, qui oblige les entreprises à coopérer avec les services de renseignement, pour justifier leurs craintes. Pékin, de son côté, prépare des contrôles à l'export sur les technologies d'IA, tout en protégeant son marché intérieur.
Ce que ça change pour vous
- Secteur publicLes administrations publiques doivent remplacer les outils d'IA étrangers par des solutions locales, sous peine de sanctions.
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